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Cinéma, aux sources
de l'animation japonaise :
des années 20 aux années 50
L'animation dans
l'immédiat après-guerre (1946 - 1953)

"Le crayon magique" (1946)
Au sortir de la guerre,
une frénésie de création amène une
centaine de graphistes en animation à se rassembler pour
fonder leur propre maison de production la Shin-Nihon-Doga qui
donnera plus tard la célèbre Tôei-Animation
qui est resté jusqu'à ce jour le plus grand trust
au monde dans le secteur du dessin animé (y compris bien
sûr la télévision).
Dans ces années
de l'après-guerre, un nom émerge parmi les créateurs
de dessins animés, Ofuji Noburo. Il se rend célèbre
en développant un style original tiré de la tradition
des papiers découpés (Chiyogami), dont il se sert
en ombres chinoises.
En 1953, avec ce procédé,
il réalise La baleine, dont il avait sorti une première
version muette en 1927. Ce film lui amène une certaine
gloire et le fait connaître du public international grâce
au prix qu'il obtient au Festival de Cannes. Son travail salué
à l'époque par Picasso, s'inspire de l'ouvre de
Lotte Reiniger, le grand cinéaste du papier découpé
en Europe. En 1956, il remporte également une récompense
à Venise avec Le bateau hanté.
A la différence
de ses successeurs, Ofuji par fidélité à
la tradition restera attaché à la mythologie nippone.
Il aime mettre en scène l'univers des Chiyogami, légendes
surnaturelles évoquant le monde fantastique des sortilèges.
Ofuji, dont les créations
furent souvent applaudies par la critique internationale, ne fut
pleinement reconnu qu'après sa mort (aujourd'hui son nom
est attaché à la remise d'un prix qui récompense
un ouvre cinématographique originale.
L'autre nom à retenir
dans ce programme est celui de Yabushita Taiji, qui fera partie
des grands noms des années 60 et 70 de l'animation japonaise.
Son film "le serpent blanc" (hakujaden) est le premier
long métrage d'animation en couleurs (Toei Animation).
Il obtient un succès international.
Ce programme N°7 marque
la fin de cette première période de l'animation
japonaise. Arrivée à sa maturité, elle amorce
à partir des années soixante une expansion industrielle
qui se poursuit encore de nos jours. Depuis ce temps, l'animation
japonaise reste marquée par deux tendances : l'une qui
favorise les films de qualité (Tezuka Osamu, Kuri Yoshi,
Yabushita Taiji, etc. et qui nous mène jusqu'à Miyazaki
et Takahata), et l'autre qui se dirige vers des productions télévisuelles
très commerciales souvent négligées et très
violentes (celles qui nous avaient été présentées
en France dans les années 80 et qui nous avaient empêché
de découvrir les vrais films de qualité de l'animation
japonaise).
Les courts métrages
"Le crayon magique" [Mahô
no pen] / Nogawa Masao / 1946 /11'
"Le tumulte de la forêt"
[Mori no sôdô ] / Maeda Ichi / 1947 / 10'
"La petite marchande d'allumettes"
[Macchiuri no shôjo] / Arai Wagorô / 1947 / 10'
"Contre le crime, l'union fait la
force" [Bôhan ha minna no chikara de ] / Matsuzaki
Yoshihito / 1948 / 12'
"La hache à l'épaule"
[Masakari katsuide ] / Yoshizawa Hideo / 7 '
"Les animaux jouent au base-ball"
[Dôbutsu daiyakyû sen] / Yabushita Taiji & Nogawa
Masao/ 1948 / 7'
" Le concert de la forêt "
[Mori no ongakukai] / Roda Iwao / 1953 / Couleurs
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Pour plus d'information
:
Maison de la culture du Japon à Paris
http://www.mcjp.asso.fr
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