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Cinéma, aux sources
de l'animation japonaise :
des années 20 aux années 50
« Aux sources
de l'animation japonaise (1924-28) »

« Le lièvre
et la tortue » (1924)
Si l'on remonte aux origines
les plus lointaines on peut considérer que les débuts
de l'animation remontent au 19e siècle au moyen d'un système
de théâtre d'ombres qui fonctionnait par l'intermédiaire
d'une lanterne magique. Ce système astucieux avait pour
nom "Utsushi-e" ce qui signifie image projetée.
En ce qui concerne le
domaine de la peinture, il faut se rapporter aux études
réalisées par Hokusai et Katsushika pour retrouver
les références plastiques qui ont donnée
naissance à la mode des albums illustrés, très
proches dans leur conception et les thèmes traités,
de nos contemporaines BD.
A partir de 1910, de nombreux
films d'animation majoritairement américains dont ceux
de John Randolf Bray (producteur du 1er dessin animé "Colonel
Heeza Liar Africa (1913)" destiné au commerce et utilisant
la tradition épisodique du personnage récurrent
) furent présentés au Japon.
Influencés par
les films importés d'Amérique et d'Europe les pionniers
commencent à produire leurs propres films à partir
des années 10. Seitarô Kitayama fit dès 1913
des expériences à l'encre de Chine. Son 1er film
d'animation illustrant un conte pour enfant "Bunpuku-Chagama"
date de 1917. (C'est une version de 1928 qu'on présente
dans notre programme). C'est avec lui que l'animation japonaise
s'exporte pour la première fois, mais l'essor d'une production
nationale ne se produit pourtant qu'en 1928 (le séisme
de Tokyo a largement freiné cet essor), avec une trentaine
de films muets dans l'année. En 1921, Kitayama crée
son propre studio où il réalisera jusqu'à
6 films par an. Parallèlement, d'autres auteurs comme Yasushi
Murata et Sanae Yamamoto (qui fondera après la guerre la
fameuse Tôei-Animation) pour ne citer qu'eux apportèrent
par leurs influences respectives une pluralité de techniques
et de genres. Le dessin animé dans les années 20
abandonne l'encre de Chine pour l'emploi de nuances de gris. (On
voit également apparaître les premiers films de silhouettes)

« le pot d'abodance »
(1928)
Cependant, c'est à
cette époque que la culture de masse occidentale commence
à pénétrer la société japonaise
traditionnelle. Les dessins animés étrangers essentiellement
américains (Walt Disney) se font connaître et bénéficient
rapidement d'une meilleure réputation que les créations
nationales.
- C'est l'inverse aujourd'hui
puisqu'il n'est pas faux de dire que l'animation japonaise dépasse
en qualité et en fréquentation les films de Disney,
et que cette tendance va continuer de s'accentuer dans les prochaines
années. La raison en est que les réalisateurs Miyazaki,
Takahata qui contribuent aujourd'hui à un essor sans précédent
de l'animation japonaise ont choisi à leurs débuts
(années soixante) la voie de la qualité et de l'artisanat
plutôt que celle des séries commerciales bon marché
(celle que nous avons connu dans les années 80 en France)
et que le succès de leurs films aujourd'hui leur permettent
à la fois de préserver cette qualité et de
former une nouvelle génération de réalisateurs
dans le même esprit -
Malheureusement, le démarrage
du dessin animé qui semblait prometteur se voit interrompu
par le grand tremblement de terre de Tôkyô en 1923.
Il faut attendre 1928
pour voir redémarrer la production de l'animation : cette
année-là, une trentaine de films muets sont réalisés.
Les films
"Le lièvre
et la tortue" [Usagi to kame] / Yamamoto Sanae / muet / 1924.
"Les aventures du petit Masa"
[Masachan no bôken] / auteur inconnu / muet /
"Le père nonchalant "
[Nonkina tôsan Yamazaki Kaidô] / auteur inconnu /
muet /
"Shiobara Tasuke" [Shiobara
Tasuke] / Kimura Hakusan / sonore / 1925.
"Momotarô, roi du Japon"
[Nihon ichi no Momotarô] / Yamamoto Sanae / muet / 1928
/ 12'
"Le vieillard aux fleurs" [Hanasaka
jijii] / Murata Yasushi / muet / 1928.
"Le pot d'abondance" [Bunpuku
Chagama] / Murata Yasushi / muet / 1928.
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Pour plus d'info
: http://www.mcjp.asso.fr
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