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The one-armed
Boxer (Le Roi du Kung-fu-Rene Chateau),
de et avec Wang Yu
(1971)

Meilleur eleve de
son ecole de kung-fu, Wang
Yu n'en est pas moins pour autant un authentique
trublion a qui il ne faut pas demander deux fois la bagarre.
Suite donc a une rixe l'ayant oppose aux etudiants d'une ecole
rivale, le maitre de cette derniere se presente a l'ecole de Wang
Yu, afin de demander
reparation. Tot, le ton finit par monter, et les deux maitres
s'affrontent.
Malgre un recours a la traitrise, le maitre de l'ecole rivale
est defait. Mais l'affaire est encore loin d'etre close. Car le
maitre battu ne tarde pas a se representer a l'ecole de Wang
Yu, cette fois a la tete d'une bande de mercenaires
venus des quatre coins de l'Asie.

Second film realise
par Wang
Yu, The one-armed Boxer marque
le debut de la degenerescence du cinema de Wang
Yu.
Debutant son film comme un kung-fu ordinaire, celui-ci se met
a delirer a partir du moment ou la bande de mercenaires fait son
entrée en scene. Cette bande se compose, en vrac, de deux
lamas tibetains, d'un yogi indien, de deux thai boxeurs, d'un
judoka, d'un taekwondoka, et de trois inevitables (avec Wang
Yu) karatekas japonais.
Mais ceux qui voudraient visionner The one-armed Boxer
afin d'apprecier les nuances entre les differents arts martiaux
asiatiques devront passer leur chemin. En effet, peu soucieux
de l'exactitude martiale, Wang
Yu differencie les divers combattants en les
caricaturant, voire en les ridiculisant, a l'extreme, leur donnant
meme parfois des pouvoirs surnaturels qui prefigurent ceux des
personnages de Street Fighter II (le
jeu video).
Ce delire ne cesse alors d'aller crescendo, pour se terminer,
on l'aura devine, dans un veritable bain de sang.
Insensible a la
critique et au ridicule, Wang
Yu continuera de s'enfoncer dans cette nouvelle
voie, dans l'indifference generale du public, mais pour le plus
grand bonheur de ses nombreux inconditionnels.
Danguyen
 
 
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