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Once upon a time
in China 2 |

Once upon
a Time in China II (La Secte du Lotus
blanc - HK), de Tsui
Hark, avec Jet
Li, Rosamund Kwan et Donnie Yen (1992)
Si le premier opus de
cette saga en 1991 reçut un immense succès, son
successeur, Once upon a Time in China II,
en 1992 connut une gloire fracassante. Le public déjà
conquis accueillit ce film comme la suite très attendue
des aventures de Wong Fei-hung. Toujours sur fond de trame historique
et culturelle, Tsui
Hark nous entraîne dans une intrigue pleine de rebondissements.
Pour
ce second épisode, il tente de faire un film plus spectaculaire
encore, mais également plus romancé. Ici, Wong Fei-hung
affronte une secte fanatique nationaliste, farouchement anti-Occidentaux.
Loin de se laisser piéger par cette trame qui tend vers
le genre de l'aventure rocambolesque, Tsui
Hark nous donne de nouveau un aperçu très intéressant
de la Chine traditionnelle de la fin du XIXème siècle,
de la peur profonde des Chinois face à l'invasion occidentale,
et surtout, il nous fait découvrir le début des
activités du révolutionnaire Sun Yat-sen*.
Wong Fei-hung, toujours indécis face à l'arrivée
de la culture occidentale, défend malgré tout la
tolérance pour maintenir la continuité des échanges,
aussi bien culturels qu'économiques, entre la Chine et
l'Occident.

On pourra également
se réjouir de l'évolution de la relation entre 13ème
tante (interprétée par une Rosamund Kwan toujours
plus charmante) et Wong Fei-hung. Cette fois encore, et toujours
contre les convenances, c'est 13ème tante qui intensifiera
leurs relations. Tsui
Hark se sert de leurs rapports ambigus pour égrainer
tout au long du film quelques notes humoristiques bienvenues.


En partie chorégraphe
du premier volet, Yuen Woo-ping chorégraphie entièrement
ce deuxième opus. Il nous offre ainsi d'époustouflants
combats, toujours plus impressionnants et plus rapides. Donnie
Yen se montre à la fois très nuancé et parfaitement
cruel dans son rôle de « méchant », mais
surtout démontre ses immenses qualités martiales
face à un Jet
Li dont le talent est parfaitement utilisé.
Petite ombre sur cette
fresque quasi sans défaut, la disparition de Yuen Biao
dans le rôle de Fu, remplacé par Max Mok. On y gagne
légèrement en humour, mais on y perd beaucoup en
kung-fu.

Ainsi Tsui
Hark réussit le pari de faire une suite honorable (il
est vrai que c'est assez rare) en gardant le même canevas
qui fit le succès du premier épisode, mêlant
toujours autant de genres, allant des combats à l'humour,
puis à l'amour en passant par la réflexion .
Si ce n'étaient la perte d'intensité scénaristique
et celle d'un acteur charismatique, ce film friserait la perfection.Ce
n'est déjà pas si mal !
Roseline
Gay
*Note
sur le Dr. Sun Yat-sen (1866-1925) :
Docteur instruit en médecine occidentale, Sun Yat-sen,
homme du peuple farouchement hostile à l'ancestral régime
mandchou, tient un rôle décisif dans l'histoire de
la Chine moderne. Il est ainsi connu de tous comme « le
Père de la révolution chinoise ». En 1900,
il fonde le « Kuomintang », groupe révolutionnaire
du Sud, mais avant tout le Parti du Peuple. Il dirige le 10 octobre
1911 la révolution qui renverse le régime impérial
despotique instauré depuis des milliers d'années.
Elu, puis réélu, Président de la République,
son programme tient en trois mots : nationalisme, démocratie,
et socialisme. Transformant Guangzhou (Canton) en un bastion révolutionnaire,
c'est lui qui instigue les principes de l'unité nationale
et qui pose les bases de la Grande Révolution que mènera
Mao Zedong en 1949. Sun Yat-sen décéde d'un cancer
à Beijing (Pékin) en 1925.
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