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Once upon a Time
in China |
Once upon
a Time in China (Il etait une Fois en Chine-HK),
de Tsui Hark,
avec Jet Li, Rosamund
Kwan, et Yuen Biao (1991)

Premier volet d'une saga
mythique de six épisodes, l'arrivée de « Il
était une fois en Chine » en 1991, entraîne
un véritable triomphe. Une ouvre majeure du cinéma
de Hong Kong est née. Son succès fulgurant impose
Jet Li, déjà
connu pour le succès des Shaolin (Shaolin Temple
(1982), Kids from Shaolin (1984) et
Martial arts from Shaolin (1986)), comme
la figure marquante du cinéma de kung-fu, et consacre Tsui
Hark ( alors surnommé le « Spielberg asiatique
») comme le leader de la réalisation.

Dans
ce premier épisode, Tsui
Hark nous immerge au cour de la révolte de Taï
Pan et nous fait revivre la folie, la crainte et le chaos qui
régnaient dans la Baie de Fushan lors de l'occupation des
occidentaux, à travers la vision de Wong Fei-hung, personnage
mythique de la Chine traditionnelle. Malgré le thème
abordé, Tsui
Hark ne fait aucune polémique et reste neutre. Tout
en douceur, il nous montre que l'ennemi à détester
ne se trouve pas seulement dans ces navires occidentaux qui envahissent
petit à petit la Chine, mais également au sein même
de la politique de la Chine. La lutte ne consiste plus à
sauvegarder son pays, mais bien à sauvegarder sa culture
et ses enseignements ancestraux.

Aussi
bien par l'ironie que par l'humour ou par la violence, Tsui
Hark nous démontre la peur des habitants de Fushan
face à l'arrivée d'une nouvelle religion, d'une
nouvelle culture ou encore de nouvelles technologies. L'insertion
du personnage de « 13ème tante », seul personnage
féminin du film, est une sorte de fil conducteur entre
l'Orient et l'Occident. Cette femme forte et fragile à
la fois, partie en Occident étudier les nouvelles technologies,
est de retour dans son pays et tente d'introduire par la douceur,
les côtés positifs de l'arrivée de l'Occident.
Paradoxe de la femme asiatique, c'est elle qui, contre les convenances,
fera comprendre à Wong Fei-hung ses sentiments secrets,
dans une scène délicieuse, emplie de romantisme
et de poésie.

Autre point fort de ce
film, on assiste ébahi à des scènes de combats
éblouissantes, rarement égalées et millimétrées
de mains de maître par le clan Yuen et particulièrement
le chorégraphe Yuen Woo-ping . Ainsi nous assistons par
exemple, à un combat aérien, ou Wong Fei-hung affronte
un autre maître, en équilibre précaire sur
un enchevêtrement d'échelles en mouvement !

Sans vouloir se cantonner
à un style précis,
Tsui Hark nous offre un chef-d'Oeuvre à la fois historique,
humoristique, dramatique et un très bon film de kung-fu,
avec un Jet Li
au sommet de son savoir martial.
En bref, un film à voir absolument, et à revoir
sans se lasser.
Article
de Roseline Gay
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