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The
one-armed Boxer vs. the flying Guillotine |
The
one-armed Boxer vs. the flying Guillotine (Le
Bras armé de Wang Yu - René Château),
de et avec Wang Yu (1975)
Sentant leur fin approcher,
les deux lamas tibétains de The one-armed Boxer (1971)
envoient, alors qu'ils combattent Wang Yu, un message à leur
maître, lui décrivant l'adversaire qui va tôt
leur faire mordre la poussière. Le maître des lamas,
aveugle et armé d'une guillotine volante, se met dès
lors en quête d'un Wang Yu qui entre temps a ouvert avec
succès sa propre école de kung-fu.
Ceux qui pensaient
avoir tout vu avec The
one-armed Boxer en
seront pour leurs frais. Car avec The one-armed Boxer
vs. the flying Guillotine, Wang Yu recule une
fois de plus les limites de l'hystérie et de la sauvagerie.
 
Dès les premières
minutes, le ton est donné :
un décor post-apocalyptique, une musique oppressante,
un ennemi impitoyable, et pour couronner le tout, l'arme la plus
invraisemblable du cinema de kung-fu, l'infâme guillotine
volante (?!). Le reste du film est à l'image de ces premières
minutes.
 
 
 
Fidèle à lui-même,
Wang Yu nous offre le traditionnel tournoi d'arts martiaux, des
combattants (y compris Wang Yu) aux capacités qui défient
les lois de la physique, et un Japonais particulierement fourbe.
Le tout est agrémenté d'une musique (évidemment
utilisée sans l'autorisation de leurs auteurs) tantôt
rock progressiste (genre The Stooges), tantôt électronique
(comme dans un film de science-fiction), qui cadre parfaitement
avec l'esprit général du film. Celle associée
au méchant est d'ailleurs particulièrement réussie,
faisant de ce dernier l'être le plus malfaisant de tout
le cinema d'arts martiaux. Au final, Wang Yu réalise avec The
one-armed Boxer vs. the flying Guillotine ce qui
constitue incontestablement le kung-fu le plus dérangé qui
soit.
Danguyen

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