God
of Gamblers (Le Dieu du Jeu)-1990, de Wong Jing, avec
Chow
Yun-fat, Andy Lau, et Joey Wang : Defait par le
legendaire Dieu du Jeu (Chow
Yun-fat), un joueur japonais demande a ce dernier
de l'aider a se venger d'un ancien adversaire. Le Dieu du
Jeu accepte l'offre. Mais avant d'avoir pu commencer a s'atteler
a sa tache, il est victime d'un accident qui lui fait perdre
la memoire et le fait retrograder a un age mental de 8 ans.
Recueilli par un trio d'escrocs (dont Andy Lau et Joey Wang),
ces derniers tentent dans un premier temps de profiter de
son etat, avant finalement de l'aider a redevenir lui-meme.
Le reveil du Dieu du Jeu sera terrible.
Etant donnee la passion
qu'eprouvent les Chinois pour les jeux de hasard, un film
tel que God of Gamblers n'a rien d'etonnant de leur part.
Heureusement pour le spectateur occidental, les protagonistes
du film s'adonnent pour l'essentiel au poker chinois, qui
differe a peine de sa version americaine.

Les parties de cartes
melent en plus, avec une habilete certaine, le suspense, le
drame, la comedie, et le spectaculaire. Une alchimie dont
seul le cinema de Hong-Kong est capable. Mais comme d'une
part, des parties de cartes ne suffisent pas pour remplir
un film, et que d'autre part, Chow
Yun-fat est la star du cinema d'action que l'on
sait, God of Gamblers comporte egalement son
lot d'intrigues, de scenes de bagarres, et de fusillades.
On remerciera d'ailleurs au passage le realisateur Wong Jing
pour ne pas avoir cherche, lors des scenes de fusillades,
a singer le grand John Woo. Certes, on pourra trouver la partie
durant laquelle Chow
Yun-fat joue a l'attarde mental trop longue et
quelque peu fatiguante. Mais le plaisir de retrouver enfin
le vrai Chow
Yun-fat n'en est que plus grand! Car des qu'il
incarne le Dieu du Jeu, ce dernier, les cheveux gomines, le
smoking impeccable, et la demarche imperiale, est filme comme
un veritable mythe(pour ne pas dire dieu!)vivant. En un mot,
God of Gamblers est un excellent divertissement,
sans pretention aucune, qui en rajoute encore un peu plus
dans le culte de sa star.