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ARMOUR OF
GOD (Mr Dynamite - Rene Château), de Jackie
Chan, avec Jackie Chan, Alan Tam, et Rosamund Kwan (1986)

Aventurier-chasseur
de tresor a la Indiana Jones, Jackie
Chan est en quete de l'Armure de Dieu (Armour of God), dont
les differentes pieces sont disseminees a travers le monde. Cherchant
egalement a s'emparer de cette armure, un culte satanique enleve
Rosamund Kwan, l'ancien amour de Jackie
Chan, afin que ce dernier lui livre l'armure. Associe a Alan
Tam, l'actuel fiance de Rosamund Kwan-tous trois etant auparavant
amis et membres du meme groupe de musique pop-, Jackie
Chan s'en va silloner l'Europe pour dans un premier temps
mettre la main sur les pieces manquantes de l'armure, puis dans
un second delivrer Rosamund Kwan, retenue prisonniere au sein
meme de la secte.

A l'image de Police
Story (1986), Armour of God
represente l'apogee cinematographique d'un Jackie Chan acteur
et realisateur : au sommet de ses capacites physiques, il se livre
ici aussi a un numero hallucinant de combats percutants et de
cascades dementielles, sauf qu'au lieu de se limiter a Hong-Kong,
Jackie Chan emmene
avec Armour of God son public a travers
l'Europe, la France plus precisement (en fait, le film a ete en
grande partie tourne dans ce qui etait alors encore la Yougoslavie).
Si les combats ne sont
finalement pas si nombreux que ca, leur qualite prouve une fois
de plus que Jackie
Chan est un grand realisateur d'arts martiaux, alliant une
direction des combats efficace a une realisation dynamique, l'ensemble
etant fidelement rendu par un montage adequat.
Les cascades atteignent pour leur part l'echelon superieur, avec
des cascades de voitures dignes d'un James Bond, ce qui n'a rien
d'etonnant quand on sait qu'elles sont de la responsabilite de
Remy Julienne.
 
Egal a lui-meme, Jackie
Chan justifie egalement sa reputation de pitre avec son humour
qui defie parfois le bon sens, comme lors de cette effarante scene
d'ouverture au cours de laquelle Jackie Chan derobe l'element
epee de l'armure au nez et a la barbe d'une tribu de primitifs.

Le seul point facheux
du film reside dans la presence au generique agacante de la vedette
de la pop cantonaise Alan Tam, sans doute meilleur chanteur qu'acteur,
dont chaque intervention irritera le spectateur au plus haut point.
Il se consolera cependant en decouvrant une Rosamund Kwan encore
bien jeune et quasi inconnue, plusieurs annees avant qu'elle ne
gagne l'affection de Jet
Li dans Once
upon a Time in China (1991).
Danguyen
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