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L'annee
suivante, c'est toujours avec un bras en moins, mais cette fois
sans sabre, qu'il affronte une kyrielle de combattants en tous
genres (dont bien sur des Japonais) dans The
One-armed Swordsman,
un kung-fu tout a fait unique par son hysterie et par son grotesque,
et qui constitue sans doute le premier chef-d'oeuvre de Wang Yu-le
realisateur. Mais en depit de tous ses efforts, Wang Yu ne parvient
pas a renouer avec le succes. Cet insucces est en bonne partie
du au triomphe d'un petit nouveau, au sein meme de la Golden Harvest,
qui a pour nom Bruce
Lee.
En effet, comment des lors, maintenant que le public a decouvert
la maitrise technique de
Bruce
Lee, Wang Yu peut-il faire illusion
dans ses combats, lui dont l'experience en arts martiaux est plutot
limitee ?
Pourtant, meme si les evenements ne semblent pas tourner en sa
faveur, Wang Yu poursuit vaille que vaille son bonhomme de chemin,
plus fidele que jamais a ses convictions. C'est donc sans reelle
surprise que l'on voit Wang Yu decimer des guerriers japonais
dans Beach of the War Gods (1972). Bruce
Lee ayant rompu avec Lo Wei après
deux films, Wang Yu recupere ce dernier et tourne avec lui entre
autres l'excellent The tattooed Dragon (1973).

A la mort de Bruce
Lee, Raymond Chow tente de faire de
Wang Yu sa nouvelle star internationale (il est alors baptise
Jimmy Wang Yu), avec The Man from Hong-Kong (1974),
dans lequel le role du mechant echoue a George Lazenby, le James
Bond oublie et oubliable de Au Service secret de sa Majeste
(1969). Cette co-production sino-australienne se solde par un
nouvel echec commercial, et Wang Yu s'en retourne a Taiwan tourner
ses kung-fus fous furieux. Il reprend ainsi pour la enieme fois
le personnage du manchot pour The one-armed Boxer vs. the
flying Guillotine (1975), qui se revele encore plus delirant
et plus jouissif que l'original, The
one-armed Boxer.
L'annee suivante, le public a l'occasion de voir reunis a l'ecran
deux sabreurs manchots (en fait, il y en a meme trois!), Wang
Yu et David Chiang, dans The One-armed Swordsman,
qui marque, sous forme d'apotheose, la quasi fin de la carriere
de Wang Yu.
Ce dernier delaisse
alors le cinema, pour plus ou moins se reconvertir dans le gangsterisme.
Ce double lien avec le monde du cinema et celui de la pegre lui
a permis occasionnellement d'aider Jackie
Chan a negocier
avec les triades. En guise de dedommagement, ce dernier tournera
quelques films avec (pour) Wang Yu, tels Island of Fire
(1990).
Article de Danguyen
1967
The one-armed Swordsman, de Chang
Cheh
The Assassin, de Chang
Cheh
1968
Golden Swallow, de Chang
Cheh
1969
The Return of the one-armed Swordsman, de Chang
Cheh
1970
The Chinese Boxer, de Wang Yu
1971
The last Duel, de Xu Xenghong
The invincible Sword, de Xu Xenghong
Zatoichi and the one-armed Swordsman, de Xu Xenghong
The blind Swordsman meets his Equal, de Yasuda Kimiyoshi
The
one-armed Boxer (Le Roi du Kung-Fu), de Wang Yu
1972
Beach of the War Gods (Le Dieu de la Guerre), de Wang Yu
Seven magnificent Fights, de Lo Wei
1973
The tattooed Dragon (Le Dragon tatoue), de Lo Wei
A Man called Tiger, de Lo Wei
Blood of the Dragon, de Wang Yu
1974
The Man from Hong-Kong (L'Homme de Hong-Kong), de Brian
Trenchard-Smith
Four real Friends
Tiger and Crane Fists
1975
The
one-armed Boxer vs. the flying Guillotine (Le Bras arme
de Wang Yu), de Wang Yu
1976
The one-armed Swordsmen, de Wang Yu et David Chiang
1977
Killer Meteor, de Wang Yu
1979
Fantasy Mission Force, de Chu Yin-ping
1990
Once
upon a Time in China (Il etait
une Fois en Chine), de Tsui
Hark
Island of Fire, de Chu Yin-ping



Jimmy Wang Yu - acteur Cinéma HK
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